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POÉSIE SOUS FLICAGE GRIMPANT

Publié par le 22 avril 2020

 

En ces temps de confinement, une vieille chanson anar qu’on attribue à Aristide Bruant, reprise (et un poil réécrite) par le groupe Parabellum et Géant Vert dans les années 80…

 

Je me souviens encore de ma première femme
Elle s’appelait Nina une vraie putain dans l’âme
La reine des morues de la plaine Saint-Denis
Elle faisait le tapin près de la rue de Rivoli

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Elle aguichait le client
Quand mon destin de bagnard
Vint frapper à sa porte
Sous forme d’un richard
Qui lui cracha dessus
Rempli de son dédain
Lui mis la main au cul
Et la traita de putain

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Moi qui étais son homme
Et pas une peau de vache
Acquis dans ma jeunesse
Les principes d’un apache
Sortis mon 6.35
Et d’une balle en plein coeur
Je l’étendis raide mort
Et fut serré sur l’heure

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Une seule solution, la révolution
Aussitôt arrêté
Fut mené à Cayenne
C’est la que j’ai purgé
Les forfaits de ma peine
Jeunesse d’ aujourd’hui
Ne faites plus les cons
Car pour une simple connerie
On vous jette en prison

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Si je viens à mourir
Je veux que l’on m’enterre
Dans un tout petit cimetière
De la porte Saint-martin
Quatre cent putains à poils
Viendront crier très haut
C’est le roi des julots que l’on mène au tombeau

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Sur ma tombe on lira
Cette glorieuse phrase
Écrite par les truands
D’une très haute classe
Honneur à la putain
Qui m’a donné sa main
Si je n’étais pas mort je te baiserai encore

Pas de grâce
Pas de pitié
Pour toutes ces bandes de lâches et ces bandes d’enculés

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Pas de grâce
Pas de pitié
Pour toutes ces bandes de lâches et ces bandes d’enculés

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

Pas de grâce
Pas de pitié
Pour toutes ces bandes de lâches et ces bandes d’enculés

Mort aux vaches
Mort aux condés
Vive les enfants de Cayenne
À bas ceux de la Sûreté

(À suivre)

 

Buvons encore...

6 Responses to POÉSIE SOUS FLICAGE GRIMPANT

  1. Michel

    Bises a toi et bon courage. Une pensée pour Shulz. Merci

  2. lemmy

    Cayenne ! Grande chanson !

  3. ALEKOS

    Une pensée aussi pour Roland et Sven !

  4. Bernie

    Ah désolé désolé désolé… la plus grande ça reste celle-là!

    …tiens monte un peu le volume pour voir…

  5. ALEKOS

    « A saint Lazare », autre texte attribué également à Aristide Bruant et repris par les Parabellum (1999, l’année de la teuf…). Comme dirait Oliv’, bonne soirée les vieux gars…

    C’est d’la prison que j’t’écris,
    Mon pauv’ Polyte,
    Hier je n’sais pas c’qui m’a pris,
    A la visite
    C’est des maladies qui s’voient pas
    Quand ça s’déclare,
    N’empêche qu’aujourd’hui j’suis dans l’tas…
    A Saint-Lazare !

    Mais pendant c’temps-là, toi, vieux chien,
    Qué qu’tu vas faire ?
    Je n’peux t’envoyer rien de rien,
    C’est la misère
    Ici tout l’monde est décavé,
    La braise est rare
    Faut trois mois pour faire un linvé,

    A Saint-Lazare !

    Vrai, d’te savoir comm’ça, sans l’sou,
    Je m’fais une bile !
    T’es capab’ de faire un sal’coup,
    J’suis pas tranquille.
    T’as trop d’fierté pour ramasser
    Des bouts d’cigare,
    Pendant tout l’temps que j’vas passer,
    A Saint-Lazare !

    Va-t-en trouver la grand’ Nana,
    Dis que j’la prie
    D’casquer pour moi, j’y rendrai ça
    A ma sortie.
    Surtout n’y fais pas d’boniments,
    Pendant qu’je m’marre
    Et que j’bois des médicaments,

    A Saint-Lazare !

    Et pis, mon p’tit loup, bois pas trop,
    Tu sais qu’t’es teigne,
    Et qu’quand t’as un p’tit coup d’sirop
    Tu fous la beigne;
    Si tu t’faisais coffrer, un soir,
    Dans une bagarre,
    Y a pus personne qui viendrait m’voir
    A Saint-Lazare !
    J’finis ma lettre en t’embrassant,
    Adieu, mon homme
    Malgré qu’tu soy’ pas caressant,
    Ah ! J’t’adore comme
    J’adorais l’bon Dieu comme papa, quand j’étais p’tite
    Et qu’j’allais communier à Saint’-Marguerite.

    C’est d’la prison que j’t’écris,
    Mon pauv’ Polyte,
    Hier je n’sais pas c’qui m’a pris,
    A la visite
    C’est des maladies qui s’voient pas
    Quand ça s’déclare,
    N’empêche qu’aujourd’hui j’suis dans l’tas…
    A Saint-Lazare !

    Mais pendant c’temps-là, toi, vieux chien,
    Qué qu’tu vas faire ?
    Je n’peux t’envoyer rien de rien,
    C’est la misère
    Ici tout l’monde est décavé,
    La braise est rare
    Faut trois mois pour faire un linvé,

    A Saint-Lazare !

    Vrai, d’te savoir comm’ça, sans l’sou,
    Je m’fais une bile !
    T’es capab’ de faire un sal’coup,
    J’suis pas tranquille.
    T’as trop d’fierté pour ramasser
    Des bouts d’cigare,
    Pendant tout l’temps que j’vas passer,
    A Saint-Lazare !

    Va-t-en trouver la grand’ Nana,
    Dis que j’la prie
    D’casquer pour moi, j’y rendrai ça
    A ma sortie.
    Surtout n’y fais pas d’boniments,
    Pendant qu’je m’marre
    Et que j’bois des médicaments,

    A Saint-Lazare !

    Et pis, mon p’tit loup, bois pas trop,
    Tu sais qu’t’es teigne,
    Et qu’quand t’as un p’tit coup d’sirop
    Tu fous la beigne;
    Si tu t’faisais coffrer, un soir,
    Dans une bagarre,
    Y a pus personne qui viendrait m’voir
    A Saint-Lazare !
    J’finis ma lettre en t’embrassant,
    Adieu, mon homme
    Malgré qu’tu soy’ pas caressant,
    Ah ! J’t’adore comme
    J’adorais l’bon Dieu comme papa, quand j’étais p’tite
    Et qu’j’allais communier à Saint’-Marguerite.

  6. ALEKOS

    Petite précision : la chanson cause d’une prison pour femmes, située à l’époque dans le 10e arrondissement de paname, rue du Faubourg-Saint-Denis,.. 

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