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Kampuchea Songs

 

Serge « Sergio » Corrieras a été un des premiers occidentaux à s’installer au Cambodge, alors que les guerres tiraient à leur fin.
Pour ma part, je m’y suis pointé un an et demi plus tard.
Il est photographe. Je faisais le journaliste.
Normal qu’on se rencontre.

 Pendant près de dix ans, on fut copains. On partagea nuits de fêtes et galères, plaisirs et dangers, moments de paix et heures de violence…

 Le Cambodge que nous avons connu n’existe plus. Il était différent de ce qu’il avait été avant les drames, et ne ressemblait pas encore à la nation moderne, couverte de béton par les promoteurs et envahie par les touristes qu’il est aujourd’hui.

 Après vingt ans de guerres et de massacre, la tragédie du régime Khmer rouge, puis celle de l’occupation vietnamienne, c’était un pays en miettes. Dans certains coins, on se battait encore, à coups de vieilles kalachnikov et de lance-roquettes réparés à l’aide bambous. Dans les campagnes, des familles mourraient encore de faim. En ville, les rues étaient des pistes de terre que les pluies transformaient en rivières de boue, on avait de l’électricité de temps en temps, de l’eau un peu mois souvent…

 Ce Cambodge là était à la fois désespéré et joyeux, pensif et bordélique, tragique et grotesque, aussi épuisé que bourré d’énergie, plein d’une finesse héritée de siècles d’histoire et d’une grossièreté sans pareille, raffiné et vulgaire, enlaidi de misère et beau comme un premier matin du monde, prêtant autant à hurler de rire qu’à crier de pitié.

 C’est cette terre où, au final, nous avons été heureux, que nous avons décidé de vous faire visiter.

Bon voyage. Embarquement immédiat…

A gauche, Sergio

A gauche, Sergio

 Les photos de Serge Corrieras sont visibles surhttps://www.flickr.com/people/scrambler450/

 

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