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Zykë L’Aventure – Le film (19)

Publié par le 8 septembre 2018

 

Adapté du roman Zykë L’Aventure, Thierry Poncet, éditions Taurnada.

 

EXT Jour, Ciutadella

La Rolls est garée devant le fronton d’un vieux palais de pierres. Msieu Poncet achève de nouer une cravate sur une chemise tropicale, histoire d’aller avec son blazer incongru de sage jeune homme. Il empoigne un attaché case qu’on subodore vide et se plante devant Zykë pour inspection.

Zykë est lui aussi sur son 31, à sa manière : chemise noire impeccable, pantalon de cuir, bottes étincelantes.

Zykë :
Ouais. Le secrétaire imbécile. C’est à peu près ça…

 

INT Jour, palais de doña Mercedes

Les deux hommes gravissent un impressionnant et médiéval escalier de pierres.

 

INT Jour, boudoir de doña Mercedes

Ils sont introduits par une grosse bonne en uniforme dans un petit salon voûté auquel des fenêtres en ogives et une cohue de statues de saints donnent une allure de chapelle médiévale.

Doña Mercedes est une très vieille chose tremblotante et courbée, au profil émacié de corneille sous un crâne chauve piqué de trois ultimes cheveux bleutés. Abîmée plutôt qu’assise au fond d’un fauteuil à oreilles, elle invite d’une patte de lézard chargée de bagues le duo à prendre place autour d’un guéridon.

Doña :
C’est vous, l’écrivain français qui veut louer Bini Pati Nou ?

Zykë se fend d’une élégante courbette d’hidalgo et s’assoit.

Zykë :
Mes profonds sincères et respectueux hommages, doña Mercedes. J’ai fait garer ma Rolls Royce devant votre porche, j’espère que ça ne vous ennuie pas…

Doña :
Une Rolls !

Zykë :
J’aime le confort. Et puis je suis un écrivain à succès. Donc je suis riche. Donc j’estime avoir le droit d’en profiter. (Il sert le thé à la mémére). C’est la volonté de Dieu de réserver l’argent aux riches et la pauvreté aux pauvres.

Doña :
Comme vous parlez bien, señor Zykë ! Si les gens sont si fainéants, de nos jours, c’est que personne ne veut plus travailler.

Zykë :
Vous avez bien raison… (Il extrait de sa poche une très volumineuse liasse de billets). Aaaaaah, doña Mercedes, combien je suis heureux de connaître enfin Menorca, la plus belle des îles du monde.

Doña (conquise) :
Oooooh, señor Zykë…

Zykë :
Je sais de quoi je parle, moi qui connais le monde entier… (Il scande chaque mot qui suit d’une virevolte de la main qui tient la liasse). Je reviens tout juste de la lointaine Asie, mais j’ai aussi vécu en Amérique latine, en Afrique, sous les tropiques, dans les antipodes, aux pays des Eskimos et chez les Papous…

La vieille, hypnotisée, suit du regard les envolées et les piqués des biftons, les paupières palpitantes, des pesetas plein les pupilles.

Doña (énamourée) :
Oooooh, señor Zykë…

Zykë saisit le bord d’un billet, le tire de la liasse et le pose lentement sur la nappe. Puis, très lentement, un deuxième, très très lentement un troisième, infiniment lentement un quatrième, du geste d’un joueur qui étale les cartes d’une réussite.

Doña :
Oooooh señor.

Zykë :
Oui, belle señora…

Ayant aligné douze talbins, couvrant la largeur du guéridon, il entreprend une deuxième rangée.

Doña (défaillante) :
Señññooor…

Zykë (diabolique)
Doña…

Il étale une troisième ligne de billets.

Doña (pâmée) :
Ohouhohouh…

Zykë :
Ah, Mercedes !

 

INT Jour, Rolls

Zykë monte au volant.

Zykë :
On l’a, notre maison d’écrivain ! (Il presse le bouton du démarreur
et ricane
). Un peu plus et elle larguait les légumes, la vieille !

 

EXT / INT Jour, Bini Pati Nou

Un tracteur tirant une remorque emplie d’ordures passe la grille, qu’un ouvrier est en train de dérouiller, et s’engage sur le chemin d’accès.

La caméra avance, pénètre dans le parc où une petite armée de journaliers ramassent les détritus divers et les amassent en tas. On distingue Zykë qui dirige une équipe d’élagueurs, leur faisant tailler à la machette une allée à travers le massif de figuiers de barbarie. La caméra franchit la porte d’entrée de la maison, s’arrête un instant sur des électriciens et des plombiers qui travaillent dans l’escalier et gagne la grande salle, vide de meubles, où un groupe de matrones se livre à un grand ménage sous la surveillance de Msieu Poncet.

 

INT Jour, Ciutadella

Msieu Poncet est au comptoir d’un bar de la ville. Il parle avec la patronne, une jolie brune qui montre tous les signes qu’elle le trouve sympathique. À une question de Msieu Poncet, elle acquiesce et l’invite à le suivre à l’extérieur.

 

EXT Jour, port de Ciutadella

Msieu Poncet et la patronne du bar s’avancent le long du quai où un bon nombre de barques de pêche se préparent à sortir. La brune pose des questions aux pêcheurs qui lui répondent par la négative, lui désignant une barque plus loin.

Parvenue à la barque indiquée, la brune pose une question au pêcheur qui répond par l’affirmative et saute sur le quai. Il salue Msieu Poncet et sort de sa poche une poche de plastique emplie de boules de shit. Msieur Poncet en achète une.

 

EXT Jour, Bini Pati Nou

Crépuscule. Un dernier tracteur chargé d’ordures s’éloigne sur le chemin, suivi du troupeau des matrones. Zykë et Msieu Poncet sont à la grille. S’approche d’eux Miguel, un paysan comique aux allures de Paul Préboist, le béret tenu respectueusement à la main.

Miguel (en espagnol s.t.) :
Bonjour monsieur le grand écrivain de livres. Je suis Miguel, le fermier d’en face, là-bas. Je suis venu voir, pardonnez-moi, si vous n’auriez pas de l’ouvrage pour moi. C’est que, pardonnez-moi, j’ai trois enfants et la terre d’ici est très pauvre…

Zykë :
Hmm… Est-ce que tu sais faire des murs de pierres ?

Miguel :
Monsieur, mon père faisait des murs. Avant lui le père de mon père. Avant lui le père du père de mon père. Avant lui…

Zykë :
C’est bon, j’ai compris.

Miguel :
Si vous avez compris, vous savez alors que vous avez devant vous le meilleur faiseur de murs de toute la région de Ciutadella. Naturellement, pardonnez-moi, c’est un peu cher…

Zykë :
Le bon travail vaut le prix qu’il vaut.

N’ayant pu retenir une lueur de convoitise matoise, Miguel s’incline bien bas.

 

EXT / INT Jour, Bini Pati Nou

Succession de plans courts : des ouvriers au travail dans le parc et dans la maison sous la supervision de Zykë et Msieu Poncet.

Plan sur Miguel occupé à bâtir des murs, un mouchoir noué aux quatre coins sur la tête. Il n’utilise pas de mortier. Le corps de ses murs est un magma de petits cailloux. Les deux parois, s’inclinant légèrement l’une vers l’autre, sont le résultat d’un empilement savant de grosses pierres. Pour en égaliser la surface, il casse les aspérités à petits coups répétés d’une massette, ce qui produit un bruit particulier, à la fois métallique et cristallin. Ting, ting, ting….

Au fil des plans, on constate l’avancée phénoménalement rapide des travaux. Le parc est propre. La maison aussi. Un camion de gravier blanc est répandu sur l’allée creusée dans les figuiers de barbarie.

 

EXT Jour, Bini Pati Nou

Zykë, Msieu Poncet et Carlos déambulent dans le parc. Tous les journaliers sont partis. Il ne reste que Miguel penché sur un de ses murets en construction, produisant son bruit particulier : ting, ting, ting….

Zykë :
Vous entendez ce bruit ? J’aime ce bruit. C’est le bruit du travail. C’est rassurant, vous comprenez ?

Msieu Poncet (docile) :
Je comprends.

Carlos ne comprend pas plus mais il acquiesce poliment.

Zykë :
Ce qu’il me faut, maintenant, c’est des fleurs. Beaucoup de massifs de fleurs pour que je puisse méditer devant. C’est très important, les fleurs, pour l’inspiration d’un écrivain. Pas vrai, Msieu Poncet ?

Msieu Poncet :
Tu m’étonnes !

Carlos :
La terre d’ici n’est pas bonne pour les fleurs. C’est de la pulvérisée, la poussière, no ? Avec de la piedra tout de suite dessous.

Zykë :
Pas grave. Je vais mettre de la terre par-dessus.

Carlos :
Mais on ne trouve pas la terre ici. Il faut la faire venir du continent.

Zykë :
Très bien.

Carlos :
Ça va être cher.

Zykë :
On n’a rien sans rien.

 

EXT Jour, port de Mao

Des cales ouvertes du ferry sortent trois gros camions chargés de terre arable.

 

EXT Jour, île

Les camions roulent en file indienne sur la route principale.

 

EXT Jour, Bini Pati Nou

Il existe maintenant beaucoup de murets bâtis par Miguel : des lignes dans les figuiers de barbarie, le long des allées de gravier blanc. Des carrés et un cercle délimitant des massifs vides.

Des ouvriers piochent dans trois gros tas de terre pour remplir ces massifs.

 

EXT / INT Jour, Bini Pati Nou

Succession de plans courts : un pépiniériste puise dans sa camionnette une multitude de fleurs (pensées, rosiers, papyrus, etc…) qu’il plante dans les massifs sous la houlette de Zykë ; d’un camion de déménagements, des hommes extraient des meubles et les emportent dans la maison, supervisés par Carlos et Msieu Poncet ; on accorde une attention particulière au transport d’un grand tableau de contreplaqué dans l’escalier qui mène au bureau puis dans celui-ci.

 

EXT Jour, Bini Pati Nou

Miguel, les mains sur ses reins endoloris, avec Zykë dans le parc désormais fleuri.

Miguel :
Pardonnez-moi, monsieur, il n’y a plus de murs à faire, alors est-ce que vous auriez un autre travail à me commander parce que, pardonnez-moi, j’ai trois enfants et…

Zykë :
Suis-moi, Miguel.

 

EXT Jour, Bini Pati Nou

Les deux hommes à l’arrière de la maison, là où finit le parc fleuri et recommence la garrigue, laquelle s’étend à perte de vue.

Zykë montre un point au sol.

Zykë :
Je veux un mur de un mètre de haut… un mètre, oui ?

Miguel :
Oui monsieur, un mètre de haut.

Zykë :
Qui part d’ici et qui va dans cette direction (il montre l’infini de la garrigue).

Miguel se masse encore les reins en grimaçant.

Miguel :
À vos ordres, monsieur.

 

INT Jour, maison

Crépuscule.

Zykë et Msieu Poncet déambulent dans la maison, échangeant un joint. On découvre les appartements de Msieu Poncet, au rez-de-chaussée, ceux de Zykë, une immense salle de bains refaite à neuf, la cuisine, les deux terrasses…

 

INT Jour, bureau

Zykë et Msieu Poncet entrent dans le bureau. Zykë se laisse tomber dans un grand fauteuil avec un soupir d’aise.

Zykë :
Et maintenant, Msieu Poncet, si on travaillait un petit peu ?

(À suivre)

 

Zykë L’Aventure – Le film (18)
Zykë L’Aventure – Le film (20)

18 Responses to Zykë L’Aventure – Le film (19)

  1. Miguel

    Ting, ting, ting…

  2. Paco

    Tout cé travail… sur un air di flamenco, no?

  3. Mathias

    Quand les billets sont étalés lentement sur la table et que Doña Mercedes entre en transe, un fond sonore, « Amor Mio » des Gispy Kings :

  4. Rabane

    Je vois d’ici le Zykë avec son oeil mouillant, étalant les biffetons délicatement l’un après l’autre devant la mère matrone… Bonjour le tableau avec le secrétaire assorti d’une chemise hawaienne avec cravate ( c’est possible ?? )
    Un petit air de mandoline napolitaine par la-dessus eût sans doute été de bon aloi, si ce n’est que la guitare flamenco se fond mieux dans le décor baléarin dirons-nous.
    Évidemment prise de vue finale survolant le domaine et Miguel absorbé par son Ting! Ting! Ting! avec un visage ruisselant et vaguement depressif, le regard tourné vers l’infinité de la lande arride qu’il va devoir diviser avec son mur de 1 mètre ( à quoi ça sert ?? )

    • Mathias

      « En bon esclavagiste ® », je vois bien un gros plan Sergio Leonesque sur le regard satisfait de L’Aventurier avec en fond sonore le Ting Ting Ting du señor Miguel…

    • Jeremie Lefranc

      ( à quoi ça sert ?? )

      A rien sans doute ! Mais ce brave bougre, qui avait besoin de nourrir sa famille, a eu la chance de tomber sur un Boss arrivant d’une autre planète …

  5. Alekos

    Bon, on en est pas encore sur l’aventure albanaise, mais pour ceux que cela intéresse, voici le site d’une jeune photographe albanais de talent; avec une très belle série intitulée ‘Kanoun ».

    http://www.enricanaj.com/kanoun

  6. ALEKOS

    Miguel revient plusieurs fois dans une partie du récit.

    Pour ses apparitions et la construction du mur, je propose un trombone, un truc de ce genre, un instrument à vent dans une tonalité plutôt basse. Un air simple et court qui revient à chaque fois. Comme Miguel.

  7. Oliv'

    Très bon ça l’idée du « jingle » Miguel, on imagine bien Paul Préboist dans le rôle avec un vieux béret sur la tronche…

    En parlant d’adaptation au cinéma, j’ai découvert, en passant des dialogues d’Audiard à Gabin, de Gabin à Maigret, de Maigret à Simenon, que ce dernier ( Simenon donc ) a vu ( peut-être pas toutes d’ailleurs étant décédé en 1989 ) porté à l’écran ( petit ou grand ) non moins de 281 adaptations de ses romans ou nouvelles ( deux cent quatre-vingt un ) … Pour ceux qui doutent ( et il y en a toujours !) voici ci-dessous cette liste complète, qui permet en parcourant les titres de faire un trrrrrrès long voyage à bord du cinéma français… et international. Merci Georges !

    Bon bah oui Thierry… y a du boulot !

    A Life in the Balance, 1955, Harry Horner avec Rafael Portillo
    A Stranger in the House, 1967, Pierre Rouve
    L’Affaire Saint-Fiacre, 1980, Jean-Paul Sassy
    L’Aîné des Ferchaux, 1963, Jean-Pierre Melville
    L’Aîné des Ferchaux, 2001, Bernard Stora
    L’Ami d’enfance de Maigret, 1984, Stéphane Bertin
    L’Amie de Madame Maigret, 1977, Marcel Cravenne
    L’Amoureux aux pantoufles, 1986, Sébastien Robinson
    L’Amoureux de Madame Maigret, 1989, James Thor
    Les Anneaux de Bicêtre, 1976, Louis Grospierre
    Annette et la Dame blonde, 1941, Jean Dréville
    Antoine et Julie, 1981, Gabriel Axel
    L’Arrestation du musicien, 1968-1969, Marc Simenon
    Au rendez-vous des Terre-Neuvas, 1977, Jean-Paul Sassy
    L’Auberge aux noyés, 1989, Jean-Paul Sassy
    Le Baron de l’écluse, 1959, Jean Delannoy
    Barrio, 1947, Ladislao Vajda
    Le Bateau d’Emile, 1961, Denys de La Patellière
    Betty, 1991, Claude Chabrol
    Le Blanc à lunettes, 1992-1997, Edouard Niermans
    La boule noire, 2015, Denis Malleval
    Brelan d’as, 1952, Henri Verneuil
    La Cage d’Emile, 1968-1969, Marc Simenon
    La Californie, 2006, Jacques Fieschi
    Les Caves du Majestic, 1944, Richard Pottier
    Les Caves du Majestic, 1987, Maurice Frydland
    Cécile est morte, 1943, Maurice Tourneur
    Cécile est morte, 1967, Claude Barma
    Cécile est morte, 1994, Denys de La Patellière
    Ceux de la soif, 1989, Laurent Heynemann
    La chambre bleue, 2014, Mathieu Amalric
    Le Charretier de la « Providence », 1980, Marcel Cravenne
    Le Chat, 1971, Pierre Granier-Deferre
    Le Château de l’Arsenic, 1986, Patrick Dromçoole
    Le Chien jaune, 1932, Jean Tarride
    Le Chien jaune, 1968, Claude Barma
    Le Chien jaune, 1988, Pierre Bureau
    Le Client du samedi, 1985, Pierre Bureau
    Les Clients d’Avrenos, 1992-1997, Philippe Venault
    Le Club des vieilles dames, 1968-1969, Jean Salvy
    La Colère de Maigret, 1983, Alain Levent
    Le Commissaire Maigret à Pigalle, 1967, Mario Landi
    Les Complices, 2013, Christian Vincent
    Les Complices, 1985, Stanislas Barabas
    Les Complices, 1998, Serge Moati
    Coup de lune, 1992-1997, Eduardo Mignona
    Cour d’Assises, 1987, Jean-Charles Tacchella
    Le Crime de Monsieur Stil, 1992-1997, Claire Devers
    Crime impuni, 1989, Peter Gardos
    La Croqueuse de diamants, 2000, André Chandelle
    The Crystal Ball, 1962, John Harrison
    La Danseuse du Gai-Moulin, 1981, Jean-Paul Sassy
    De moedwillige vergissing, 1964, pour la télévision hollandaise
    La Demoiselle en bleu pâle, 1986, Marc Simenon
    Les Demoiselles de Concarneau, 1987, Edouard Niermans
    Der Mörder, 1979, Ottokar Runze
    Dernier Refuge, 1940, Jacques Constant
    Dernier Refuge, 1947, Marc Maurette
    Le Docteur Tant-Pis, 1968-1969, Marc Simenon
    Les dossiers de l’Agence O, 1968-1969,
    L’Ecluse no 1, 1970, Claude Barma
    Emile à Cannes, 1968-1969, Marc Simenon
    En cas de malheur, 1958, Claude Autant-Lara
    En cas de malheur, 2010, Jean-Daniel Verhaeghe
    En plein cœur, 1998, Pierre Jolivet.
    L’Enterrement de Monsieur Bouvet, 1980, Guy-André Lefranc
    Equateur, 1982, Serge Gainsbourg
    L’Etoile du Nord, 1981, Pierre Granier-Deferre
    L’Etrangleur de Montignac, 1968-1969, Marc Simenon
    The Experts, 1961, Andrew Osborn pour la télévision anglaise
    Les Fantômes du chapelier, 1981, Claude Chabrol
    Félicie est là, 1968, Claude Barma
    La Fenêtre des Rouet, 1988, Joseph Rusnak
    Feux Rouges, 2004, Cédric Kahn
    Le Fils Cardinaud, 1987, Gérard Mordillat
    Le Flair du petit docteur, 1986, Marc Simenon
    La Folle de Maigret, 1975, Claude Boissol
    Le Fond de la bouteille, 1955, Henry Hathaway
    The Fontenay Murders, 1963, Alan Bridges
    Les Frères Rico, 1957, Phil Karlson
    Le Fruit défendu, 1952, Henri Verneuil
    La fuite de Monsieur Monde, 2004, Claude Goretta
    Les Gens d’en face, 1992-1997, Jesus Garay
    La Guinguette à deux sous, 1975, René Lucot
    High Politics, 1962, la BBC pour la télévision anglaise
    L’Homme au petit chien, 1978, Jean-Marie Degesves
    L’Homme de la Tour Eiffel, 1948, Burgess Meredith
    L’Homme de Londres, 1943, Henri Decoin
    L’Homme de Londres, 1988, Jan Keja
    L’homme de Londres, 2008, Bela Tarr
    L’homme qui regardait passer les trains, 1953, Harold French
    L’Homme tout nu, 1968-1969, Marc Simenon
    L’Horloger de Saint-Paul, 1973, Bertrand Tavernier
    Il y a encore des noisetiers, 1977, Jean-Paul Sassy
    L’Inconnu dans la maison, 1992, Georges Lautner.
    Les Inconnus dans la maison, 1941, Henri Decoin
    Les Innocents, 2006, Denis Malleval
    L’Inspecteur cadavre, 1968, Michel Drach
    Jeumont, 51 minutes d’arrêt, 1989, Gilles Katz
    Jusqu’à l’enfer, 2009, Denis Malleval
    Keishi to benchi no otoko, 1978, Hashimoto Shinya avec Kinya Aikawa (Commissaire Maigret), diffusé en 1978.
    Keishi to kieta shitai, 1978, Onada Yoshiki
    Keishi to seifu-kōkan, 1978, Inoue Akira
    Affare Picpus, 1965, Mario Landi
    Escalier de fer, 2013, Denis Malleval
    Lettre à ma mère (adaptation théâtrale), 2012, Robert Benoît
    The Liars, 1961, Rudolph Cartier pour la télévision anglaise
    Liberty Bar, 1979, Jean-Paul Sassy
    Long Cours, 1996, Alain Tasma
    Love from Felicie, 1962,
    Madame Quatre et ses enfants, 1998, Philippe Berenger
    Maigret, 1970, Claude Barma
    Maigret à l’école, 1971, Claude Barma
    Maigret à l’école, 2002, Yves de Chalonge
    Maigret à New York, 1990, Stéphane Bertin
    Maigret a peur, 1976, Jean Kerchbron
    Maigret a peur, 1996, Claude Goretta
    Maigret à Vichy, 1984, Alain Levent
    Maigret and the Burglar’s Wife, 1995, John Glenister
    Maigret and the Maid, 1993, Stuart Burge
    Maigret and the Minister, 1993, Nick Renton pour la télévision anglaise
    Maigret au Picratt’s, 1985, Philippe Laik
    Maigret aux Assises, 1971, Marcel Cravenne
    Maigret chez le ministre, 1987, Louis Grospierre
    Maigret chez le ministre, 2002, Christian de Chalonge
    Maigret chez les Flamands, 1991, Serge Leroy
    Maigret chez les Flamands, 1976, Jean-Paul Sassy
    Maigret chez les riches, 1999, Denys Granier-Deferre
    Maigret dirige l’enquête, 1954, Stany Cordier
    Maigret en Arizona, 1981, Stéphane Bertin
    Maigret en Finlande, 1996, Pekka Parikka
    Maigret en meublé, 1972, Claude Boissol
    Maigret en vacances, 1971, Claude Barma
    Maigret et l’affaire Nahour, 1978, René Lucot
    Maigret et l’affaire St Fiacre, 1959, Jean Delannoy
    Maigret et l’affaire Saint-Fiacre, 1995, Denys de La Patellière
    Maigret et l’ambassadeur, 1980, Stéphane Bertin
    Maigret et l’écluse no 1, 1994, Olivier Schatzky
    Maigret et l’enfant de chœur, 1997, Pierre Granier-Deferre
    Maigret et l’enfant de chœur, 1988, Michel Subiela
    Maigret et l’homme de la rue, 1988, Jean Kerchbron
    Maigret et l’homme du banc, 1973, René Lucot
    Maigret et l’homme du banc, 1993, Etienne Périer
    Maigret et l’homme tout seul, 1982, Jean-Paul Sassy
    Maigret et l’improbable M. Owen, 1997, Pierre Koralnik
    Maigret et l’indicateur, 1979, Yves Allégret
    Maigret et l’inspecteur cadavre, 1998, Pierre Joassin
    Maigret et l’inspecteur Malgracieux, 1988, Philippe Laik
    Maigret et la dame d’Etretat, 1979, Stéphane Bertin
    Maigret et la Grande Perche, 1974, Claude Barma
    Maigret et la Grande Perche, 1991, Claude Goretta
    Maigret et la jeune morte, 1973, Claude Boissol
    Maigret et la maison du juge, 1991, Bertrand Van Effenterre
    Maigret et la nuit du carrefour, 1992, Alain Tasma
    Maigret et la tête d’un homme, 1995, Juraz Herz
    Maigret et la vente à la bougie, 1995, Pierre Granier-Deferre
    Maigret et la vieille dame, 1994, David Delrieux
    Maigret et la vieille dame de Bayeux, 1988, Philippe Laik
    Maigret et le clochard, 1982, Louis Grospierre
    Maigret et le corps sans tête, 1974, Marcel Cravenne
    Maigret et le corps sans tête, 1992, Serge Leroy
    Maigret et le fantôme, 1971, René Lucot
    Maigret et le fantôme, 1993, Hannu Kahakorpi
    Maigret et le fou de Bergerac, 1979, Yves Allégret
    Maigret et le Liberty Bar, 1997, Michel Favart
    Maigret et le marchand de vin, 1978, Jean-Paul Sassy
    Maigret et le pendu de Saint-Pholien, 1981, Yves Allégret
    Maigret et le port des brumes, 1995, Charles Nemès
    Maigret et le tueur, 1978, Marcel Cravenne
    Maigret et le voleur paresseux, 1988, Jean-Marie Coldefy
    Maigret et les braves gens, 1982, Jean-Jacques Goron
    Maigret et les caves du Majestic, 1992, Claude Goretta
    Maigret et les plaisirs de la nuit, 1991, José Pinheiro
    Maigret et les témoins récalcitrants, 1978, Denys de La Patellière
    Maigret et les témoins récalcitrants, 1993, Claude Sibra
    Maigret et Monsieur Charles, 1977, Jean-Paul Sassy
    Maigret et son mort, 1970, Claude Barma
    Maigret fait mouche, 1966, Alfred Weidenmann
    Maigret hésite, 1975, Claude Boissol
    Maigret s’amuse, 1983, René Lucot
    Maigret se défend, 1984, Georges Ferraro
    Maigret se défend, 1993, Andrzej Kostendo
    Maigret se fâche, 1972, François Villiers
    Maigret se trompe, 1981, Stéphane Bertin
    Maigret se trompe, 1994, Joyce Bun˜uel
    Maigret tend un piège, 1957, Jean Delannoy
    Maigret tend un piège, 1996, Juraz Herz
    Maigret voit double, 1999, François Luciani
    Maigret voit rouge, 1963, Gilles Grangier
    Maigret voyage, 1987, Jean-Paul Carrère
    Maigret, Lognon et les gangsters, 1977, Jean Kerchbron
    La Main, 1989, Carlo Rolla
    La maison de Félicie, 2003, Christian de Chalonge
    La Maison des sept jeunes filles, 1942, Albert Valentin
    La Maison du canal, 1988, Joseph Rusnak
    La Maison du Canal, 2003, Alain Berliner
    La Maison du juge, 1969, René Lucot
    La Marie du port, 1950, Marcel Carné
    Megre i Chelovek Na Skameyke, 1973, Vyacheslav Brovkin
    Megre u ministra, , Vyacheslav Brovkin pour la télévision soviétique
    Meurtre dans un jardin potager, 1998, Edwin Baily
    Midnight Episode, 1950, Gordon Parry
    The Mistake, 1960, Andrew Osborn pour la télévision anglaise
    Mon ami Maigret, 1973, François Villiers
    Mon ami Maigret, 2000, Bruno Gantillon
    Monsieur Gallet, décédé, 1987, Georges Ferraro
    Monsieur Hire, 1988, Patrice Leconte
    Monsieur Joseph, 2007, Olivier Langlois
    Monsieur La Souris, 1942, Georges Lacombe
    La Mort d’Auguste, 1988, Milo Dor
    La Mort de Belle, 1960, Edouard Molinaro
    La Morte qui assassina, 1988, Youri
    Le mouchoir de Joseph, 1988, Jacques Fansten
    Murder on Monday, 1962, Terence Williams
    La neige était sale, 1952, Luis Saslavsky
    Le Notaire de Châteauneuf, 1988, Gérard Gozlan
    La Nuit du carrefour, 1932, Jean Renoir
    La Nuit du carrefour, 1969, François Villiers
    La Nuit du carrefour, 1984, Stéphane Bertin
    L’Ombre chinoise, 1969, René Lucot
    L’Ours en peluche, 1993, Jacques Deray.
    L’Ours en peluche, 1982, Edouard Logereau
    Panique, 1946, Julien Duvivier
    Le Passager clandestin, 1957, Ralph Habib
    Le Passager clandestin, 1992-1997, Agusti Villaronga
    La Patience de Maigret, 1984, Alain Boudet
    La Patience de Maigret, 1993, Andrzej Kostendo
    Le petit docteur, 1986,
    La Petite Fleuriste de Deauville, 1968-1969, Jean Salvy
    Picpus, 1943, Richard Pottier
    Pietr-le-Letton, 1972, Jean-Louis Muller
    La Pipe de Maigret, 1988, Jean-Marie Coldefy
    La Piste de l’homme roux, 1986, Marc Simenon
    Le Policier de Tanger, 1992-1997, Stephen Whittaker
    Le Port de la tentation, 1946, Lance Comfort
    Le Port des brumes, 1972, Jean-Louis Muller
    Le Président, 1960, Henri Verneuil
    Le Prisonnier de Lagny, 1968-1969, Jean Salvy
    Quartier nègre, 1990, Pierre Koralnik
    Le Rapport du gendarme, 1987, Claude Goretta
    The Revolver, 1960, Chloe Gibson pour la télévision anglaise
    Le Revolver de Maigret, 1985, Jean Brard
    Le Riche Homme, 1988, Jan Keja
    Le Sang à la tête, 1956, Gilles Grangier
    Les Scrupules de Maigret, 1976, Jean-Louis Muller
    Signé Picpus, 1968, Jean-Pierre Decourt
    Signé Picpus, 2003, Jacques Fansten
    The Simple Case, 1961, Gérard Glaister pour la télévision anglaise
    La Sœur dans l’ombre, 1990, Xavier Schwartenberger
    Stan le Tueur, 1990, Philippe Laik
    Strip-tease, 1987, Michel Mitrani
    Le Suspect, 1989, Yves Boisset
    Tempête sur la Manche, 1989, Edouard Logereau
    Le Temps d’Anaïs, 1987, Jacques Ertaud
    La Tête d’un homme, 1932, Julien Duvivier
    La Tête d’un homme, 1967, René Lucot
    La Tête d’un homme, 1983, Louis Grospierre
    La tête haute, 2005, Gérard Jourd’hui
    Burglar’s Wife, 1960, Julian Amyes pour la télévision anglaise
    Lost Life, 1963, Adapté pour la télévision anglaise
    Le Train, 1973, Pierre Granier-Deferre
    Le Train de Vienne, 1989, Caroline Huppert
    Les Trois Bateaux de la Calanque, 1968-1969, Jean Salvy
    Trois Chambres à Manhattan, 1965, Marcel Carné
    Tsena Golovy, 1992, Nikolai Hijsky
    Un crime en Hollande, 1976, René Lucot
    Un échec de Maigret, 1987, Gilles Katz
    Un meurtre de première classe, 1999, Christian de Chalonge
    Un Noël de Maigret, 1983, Jean-Paul Sassy
    Un nouveau dans la ville, 1987, Fabrice Cazeneuve
    Une confidence de Maigret, 1981, Yves Allégret
    Une femme a crié, 1986, Eric Le Hung
    Les Vacances de Maigret, 1995, Pierre Joassin
    La Vérité sur Bébé Donge, 1952, Henri Decoin
    Le Veuf, 1989, Paul Cammermans
    La Veuve Couderc, 1971, Pierre Granier-Deferre
    Le Vieillard au portemine, 1968-1969, Jean Salvy
    Les Volets verts, 1988, Milo Dor
    Le Voleur de Maigret, 1982, Jean-Paul Sassy
    Le Voyageur de la Toussaint, 1943, Louis Daquin
    Le Voyageur de la Toussaint, 2007, Philippe Laïk

  8. Zack

    Je crains pour ma part d’être atteint de cette étrange maladie appelée tsundoku en japonais qui consiste à acheter des livres sans jamais les lire… pour ma part il s’agit sans doute d’une forme bénigne car les livres sont commencés – la vie secrète des arbres, Peter Wohlleben ( succès en librairie ), les complices, Simenon – mais pas finis. Le plus récent terminé c’est… Alma !

  9. Mr Manhattan

    Les vieux gars J’ai entendu à plusieurs reprises tout récemment que les murs “ à sec” sont désormais considérés comme patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO ( tout comme le Reggae ). Ils parcourent en effet les plaines et les collines de l’Europe du nord au sud , de l’est à l’ouest y compris les ìles, et sont “ le plus bel exemple de l’harmonie entre les constructions humaines et la nature”… qu’y disent !

    Moi je pense qu’il y a une bonne âme qui travaille à l’UNESCO qui est aussi un fidèle du blog et qui, ému par la prestation répétée, continue, laborieuse et méritante de Miguel, a décidé de marqué le coup… le bougre apréciera bien sùr !

    Cizia ne s’y était pas trompé et Je me souviens pour ma part avoir vu ces murs à perte de vue dans le paysage irlandais il y a quelques années et d’en étre resté – tu sais quoi ? baba ! Sacré Miguel, encore bravo !

  10. Thierry Poncet

    Je pense que tu as raison, Mr Manhattan (sur lagune). C’est comme ça, exactement comme ça, que ça a dû se passer. Vive l’UNESCO !

  11. Yann

    On dira ce qu’on voudra ça fait quand même plaisir d’avoir de tes nouvelle surtout que les écrivain d’aujourd’hui savent plus écrire français quand y causent…

  12. ALEKOS

    L’agent infiltré de l’unesco ne peut être qu’Oliv. Voila pourquoi il nous balance des biographies de Simenon en flux tendus, le tout en espérant nous endormir…le complot était bien monté…

  13. Raoul Volfoni

    Diantre! Je suis repéré… enfilons vite un gilet jaune pour tromper l’ennemi et nous fondre dans la foule…

  14. Fernand Naudin

    Ce coup-là c’est sùr : on est gouverné par des lascars qui fixent le prix le prix de la betterave et qui ne seraient pas fichus de faire pousser des radis…

  15. Le Mexicain

    Camarades, le jour est proche où on n’aura plus que l’impôt sur les os…Arf Arf !
    D’ailleurs pourquoi certains n’auraient-ils pas tout ? Il y en a qui n’ont rien. Ca fait l’équilibre …

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