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Les Guerriers perdus, le film – Épisode 12

Publié par le 4 mai 2019

 

D’après mon roman Les Guerriers Perdus, éditions Taurnada, 235 pages, 9,99 €.

 

EXT Jour, façade casino

Haig au milieu d’un groupe de touristes qui entrent dans le casino : une fausse hacienda à tours carrées que flanque un bassin à jets d’eau.

 

INT Jour, casino, hall d’accueil

Haig traverse le hall. Moquettes de couleurs à écorcher les yeux. Miroirs. Moulures en toc imitation Renaissance. Aux murs, les photos géantes des quatre fondateurs indiens, en costume traditionnel séminole, avec poncho et plumes, grosses bagues aux doigts, montres aux poignets, arborant tous un air infiniment satisfait.

Plans sur plusieurs vigiles indiens à longs cheveux noirs sanglés dans des uniformes bleus, portant à leur taille des ceintures de flic garnies de flingues, de matraques, de bombes à gaz et de sticks électriques à bestiaux. L’un d’eux, planté au milieu du couloir, arrête les gens dépourvus de cravates et leur désigne une petite boutique vitrée qui en vend. Dociles, les gens obtempèrent et entrent dans la boutique. À l’intérieur, on distingue des jolies femmes indiennes très souriantes.

Haig lève les yeux au ciel, agacé, et se dirige vers la boutique avant qu’on le lui ordonne.

 

INT Jour, casino, grande salle

Haig entre dans le casino proprement dit, une cravate ridiculement laide autour du cou.

Subjectif Haig. Caméra à l’épaule, renforçant l’impression de fièvre et d’agitation. Sons : le brouhaha des voix est sonore, ponctué des annonces des croupiers ; le fracas des machines à sous est assourdissant.

Au centre de la salle principale, un îlot de jackpots de deux cents machines. Autour, alternées, des tables de craps et de black jack. Derrière, deux salles vitrées : l’une abrite des dizaines de tables de poker, l’autre est une salle de paris sur les courses de chevaux retransmises sur écrans.
Au-dessus, le long de deux terrasses en surplomb, annoncés par un déluge d’enseignes crépitantes, des bars, un steak-house, plusieurs fast-food, une pizzeria et un hors-d’œuvre à volonté (le tout ouvert, préviennent les enseignes, sept jours sur sept vingt-quatre heures sur vingt-quatre).

 

INT Jour, casino, grande salle

Haig, immobile au milieu de l’agitation, scrute la foule.

Subjectif sur ses cibles : Un Azéri est à une table de black jack, les deux autres aux tables de craps. Tous les trois misent gros, lâchant les jetons avec indifférence.

 

INT Jour, casino, attente

Musique. Montage de plans courts. L’attente est signifiée par des regards de Haig à sa montre.

Haig boit, accoudé à un comptoir.

Haig joue aux jackpots, un gros gobelet de plastique empli de monnaie à la main. Plans sur les machines : Diamond-jackpots, Paradise Monopoly Big Event électroniques, Wizard of Oz… pour toutes les mises, de cinq « cents » à cent dollars le coup. Plans sur les joueurs, mélange de vieillards, de messieurs et de dames obèses, de types visiblement à la dérive et de veuves en train de claquer la pension du cher disparu.

Haig en train de composer un numéro de téléphone. Haig qui raccroche en prenant l’air exaspéré du type qui cherche obstinément à joindre quelqu’un et n’y parvient pas.

 

INT Jour, casino, grande salle

Les Azéris boivent des verres à un des comptoirs de bar, l’air satisfait, échangeant des blagues et des rires.

Plan sur Haig qui les observe d’un comptoir voisin.

Ils terminent leurs verres et commencent à se diriger vers la sortie.

Haig termine son verre et se dirige vers une rangée de téléphones.

 

INT Jour, casino, téléphones

Haig au téléphone. On entend les cinq sonneries du code convenu : « ils se cassent ». Haig raccroche et gagne la sortie. On le voit louvoyer dans la foule et se retrouver bloqué à l’orée du hall par un groupe organisé.

 

INT Jour, casino, hall d’entrée

Haig trépigne derrière un groupe de grosses et de gros assemblés face aux portraits des fondateurs du casino, écoutant les explications d’une guide indienne. Après quelques secondes, il se décide à foncer dans le tas.

Haig (bousculant les gens) :
Excuse me… Please… Sorry…

 

EXT Jour, façade casino

Haig sort du bâtiment. Contrechamp : le bus navette qui démarre et s’éloigne. Haig tape du pied, dépité.

 

EXT Jour, façade casino, arrêt navette

Haig parmi un groupe de gens qui attendent la navette. D’autres personnes viennent s’agglomérer au groupe. Aux signes d’impatience de Haig ainsi que d’autres personnes, on comprend que la navette tarde à venir. Des murmures réprobateurs montent de la petite troupe.

Une explosion retentit. Le sol vibre. La caméra bascule. On entend des cris apeurés.

La caméra exécute un panoramique sur la mer de voitures du parking et se fixe sur de hautes flammes au loin surmontées d’une colonne de fumée noire. On perçoit des cris lointains.

Plan sur les gens interloqués et horrifiés à l’arrêt navette. Des vigiles dépassent le groupe en courant. Sons : des voix tendues qui hurlent dans leurs talkies-walkies.

Plan sur le visage de Haig, tendu et inquiet.

La foule :
Oh my god !… Jezzzzzus Christ !… What’s the hell ?

Une demi douzaine de vigiles s’approchent en ligne du groupe en faisant signe aux gens de rentrer à l’intérieur.

Les vigiles :
Ne restez pas là… Rentrez, s’il vous plaît… Ne vous inquiétez pas…

En arrière plan, on distingue d’autres vigiles en train de contenir la foule qui essaie de sortir du casino, faisant signe aux gens de retourner à l’intérieur.

Les talkies-walkies continuent de cracher. Au loin, on entend des sirènes de véhicules de secours qui s’approchent.

 

CUT

 

INT Jour, casino

Un cordon de vigiles bloque l’accès au hall de sortie. La masse des clients du casino est agglomérée devant. Certains apostrophent les gardiens de l’ordre. L’un de ceux-ci, aux allures de gradé, répond sans sourciller.

Un homme :
C’est un accident ?

Un autre :
Une bombe ?

Le gradé :
Stay calm, please.

Un client :
Une bagarre de trafiquants de drogues ?

Un autre :
Il y a du danger ?

Le gradé :
Restez calme, tout est sous contrôle.

Une dame (très grosse, en chemisier vert fluorescent et pantalon corsaire orange) :
Ma voiture est peut-être en train de brûler, là-bas. Oh, par Jésus-Christ, qu’est-ce que je vais faire ?

Le gradé :
Stay calm.

 

INT Jour, casino, bar

Haig s’accoude à un comptoir en soupirant et fait signe à un serveur.

Haig :
Whisky, please…

 

INT Jour, casino, bar

Haig au même comptoir. Le verre presque vide devant lui indique que du temps a passé.

 

INT Jour, casino, grande salle

La caméra se déplace, montrant des groupes de gens attablés dans les divers restaurants. D’autres assis aux machines à sous. D’autres encore aux tables de craps et de black jack.

D’autres groupes épars dans la salle, majoritairement masculins, discutent gravement. Un vieux type costaud aux cheveux blancs rasés, visiblement un ancien militaire, pérore au centre d’un cercle d’auditeurs attentifs.

Le vieux :
Je m’y connais. C’était une explosion de roquette. Et je m’y connais !

Un autre groupe avec au centre une grande andouille à casquette de base-ball.

L’andouille :
La Floride devient dangereuse. On est contaminés par les dealers de drogues. Ce qu’il faut, c’est un nettoyage d’urgence. On doit défendre nos enfants ! On est en Amérique, pour l’amour de dieu !…

 

INT Jour, comptoir

Haig commande d’un geste un autre verre.

 

INT Jour, casino, hall

Les clients sont massés devant le hall de sortie. À la porte, des policiers laissent les gens sortir un à un, après avoir consulté leurs papiers d’identité. Haig se présente devant un flic à qui il tend son passeport.

Le flic :
Vous êtes français ?

Plan de coupe sur le badge du policier. On peut y lire : « Cavenaugh ».

Haig :
D’origine irlandaise.

Le flic (souriant) :
Bon séjour en Floride, sir !

 

EXT Jour, façade casino, arrêt navette

Haig monte dans la navette, en compagnie d’autres clients.

 

EXT Jour, parking

On découvre la carcasse calcinée de la Lincoln des trois Azéris à l’intérieur d’un quadrilatère de bandes de plastique jaune, gardé par des flics. Les fonctionnaires de la police scientifique s’affairent autour de l’épave. Plusieurs voitures de flics aux alentours.

Haig contemple le désastre. Un léger sifflement lui fait tourner la tête. Subjectif : Karzan lui fait signe, appuyé à la Subaru.

Haig se dirige vers lui.

(À suivre)

 

Les Guerriers perdus, le film – Épisode 11
Les Guerriers perdus, le film – Épisode 13

2 Responses to Les Guerriers perdus, le film – Épisode 12

  1. Dinah

    Ça me rappelle une ambiance que j’ai connue à Las Vegas… Dès le matin au petit dej de l’hôtel Venitian j’étais épaté par les nombreux joueurs déjà attachés aux slot machines… surréaliste!

  2. Claude Frollo

    Las Vegas… après la journée enfermé sous la clim dans ce Sand Expo Convention Center, palais des expositions connecté en souterrain au Venitian resort,
    enfin pouvoir sortir sur le streap et respirer son air suffocant de la fin d’après-midi, l’asphalte chauffé par ce soleil du Nevada qui ne fait pas de cadeau, même en avril… Première surprise, le marketing appliqué au plus vieux métier du monde : des mexicains basanés ( sans sombrero ) arpentent le boulevard par petits groupes de 5 ou 6 avec des prospectus qu’ils vous tendent avec promotions à la clef “ Lola discount 20% “ Chystel super promo discount 30% tonight ! “ etc… et il y a d’ailleurs tous les 100m des dizaines et dizaines de prospectus par terre avec les images des blondes et brunes pulpeuses à la recherche de turn-over… Ensuite carrément un car que je verrai régulièrement remonter ou descendre le streap Blvd avec l’image géante de de Sandy ou Christy dévêtue et son num. de téléphone avec promesse de super discount, à Vegas le sexe est une activité qui se comunique sans complexes au vu de tous !
    Et puis ensuite il y a ce luxe dans les hotels… après avoir séjourné à Dubaï je pensais être blasé et avoir vu le top… ah non non non les copains… Dubaï c’est peanuts à côtè de VEGAS, dans les halls
    d’entrée marbre, bois précieux, scultures, reproductions de tableaux de maitres… Au Venitian plafond à caisson style chateau de la renaissance, hall d’accueil grand comme le musée d’Orsay ( allez j’exagère un tout petit peu…) ensuite les canaux avec gondoles et gondoliers qui te proposent de te prendre devant ta chambre pour te déposer au resto ( interne à l’hotel bien sùr ) avec lumière reproduisant celle du jour, on se croirait presque dehors… Devant le Bellaggio spectacle de grandes eaux avec son et lumières chaque demie-heure…
    Bon ç’est sans dout le lieu au monde ou le mauvais goùt est le plus criard avec une très grosse concentration de beaufs au mètre carré mais… ça vaut le coup quand même !
    Salut à Thierry et à tous les blogueurs et blogueuses !
    de Montecchio Maggiore ( Vicenza ) Italia

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